ZIRA

Mardi 30 décembre 2008 // Autres productions

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Les Zarbres

Titre : Les Zarbres
Artiste : ZIRA
Genre : world, jazz
Durée : 47’58" / 11 titres
Instruments : clarinette basse, zarb, clarinettes sib
Larmes de crocodiles
Diwan

Prix : 12 euros


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parfum d’épices

Titre : Parfum d’épices
Artiste : ZIRA
Genre : world, jazz
Durée : 65’09" / 14 titres
Instruments : clarinette basse, zarb, clarinettes sib
Clariff
Zaferan

Prix : 12 euros

+KEYVAN CHEMIRANI en invité


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En savoir plus sur ZIRA

Fabrice Rougier Clarinettes, clarinette turque, cacaròt
Isabelle Cirla Clarinette basse
Soheil Nourian Zarb et daf

En iranien, "zira" signifie "parce que" : c’est parce que la musique traverse toutes les époques et toutes les cultures qu’elle est le lieu du "métissage" culturel, clé de l’émotion. Le répertoire de ce trio s’inscrit dans le sillon des nouvelles musiques traditionnelles, à la recherche d’une histoire musicale qui se réécrit sans cesse. Fabrice Rougier est à l’initiative de ce groupe ; c’est parce qu’il cherchait une couleur spécifique à la clarinette qu’il a créé Zira. A partir d’une écriture traditionnelle d’Orient ou d’Occident, d’ici ou d’ailleurs, il décale les rythmes, aère les tempi et ouvre les champs/chants de l’improvisation. Pour développer cette alchimie harmonique, il a choisi une configuration instrumentale originale, mêlant la vibration modulée de ses clarinettes à la profondeur de la clarinette basse d’Isabelle Cirla et au martèlement des percussions iraniennes de Soheil Nourian. Il en résulte une musique aux tonalités rondes et chaleureuses où chaque musicien a la liberté d’improviser sa voix mélodique. Les thèmes naviguent à travers musiques traditionnelles (D.Loddo), emprunts à des compositeurs de jazz favoris (D.Liebman, J.Zorn ?), font des incursions dans la musique contemporaine (S.Miklos) mais surtout prennent une identité toute particulière à partir de compositions personnelles.

Zira


PRESSE

El comercio - septembre 2006 (Equateur)
(...) La proposition du trio Zira dépasse les limites spacio-temporelles. La musique que nous offre ce trio mélange la magie et la mystique orientale avec l’improvisation occidentale. La clé de l’emotion que nous transmet cette musique réside dans le mélange audacieux des rythmes. (...)


Jazzman - Novembre 2004
A l’austérité prenante des climats, à la rigueur de la partition, faites d’originaux et de reprises (signées de John Zorn, David Liebman, Pierre Dorge, Kocrar Miklos), les clarinettes de Fabrice Rougier et Isabelle Cirla répondent par de chaudes arabesques et opposent l’incandescence d’un dialogue chargé aux multiples reliefs. L’association de clarinettes (classiques ou traditionnelles), clarinette basse et percussions iraniennes se révèle audacieuse, bien que limitée dans son champ mélodico-rythmique, et sujette à la répétition. Sur les pas de Jan Garbarek ou Anouar Brahem, ce trio toulousain - qui constitua l’une des révélations du festival Les Suds à Arles cet été - pousse le bouchon du métissage un peu plus loin, en offrant quelques beaux moments d’égarements.
Jonathan Duclos-Arkilovitch


Trad Mag, septembre-octobre 2002
Trois musiciens, deux clarinettistes curieux de toutes les musiques et un percussionniste au zarb et au daf. Longs rifs sur accords lancinants, explorant, dès que la boucle rythmo-mélodique (percussions et clarinette basse le plus souvent) est bien établie, les moindres détours de tel ou tel mode, à la clarinette en sib, mib, caracot ou bien turque. La plupart des compositions sont dues à Fabrice Rougier, habituellement l’un des musiciens du groupe de La Talvera. Des trames tirant de façon répétitive, dans le sens du temps, un univers où une voix au moins se bat pour exister et phraser, émergeant à toute force du magma vivant et cadencé. Evidemment, si la base est convenue et écrite - et hormis quelques chorus de percussions -, ce qu’on peut considérer comme la ou les voix laisse une large place à l’improvisation. Quelque chose de philosophique. Et sans aucun ennui !
Claude Ribouillault

Tout Toulouse, avril 2002
Proche de l’univers de Didier Labbé (mêmes famille et parcours musicaux), le trio Zira navigue avec la même réussite entre l’improvisation jazz et les musiques traditionnelles. Le son, ici, évoque davantage l’Orient sous l’influence de l’excellent percussionniste iranien Soheil Nourian, remarquable joueur de zarb et véritable troisième voix mélodique de ce trio à suivre.


La Dépêche, mai 2002
Dès les premières notes de Zira, distillées à la clarinette sur fond discret de percussions iraniennes, on a les pieds sur du velours et la tête en apesanteur. Etrange sensation qui vous rend plus léger que l’air. Musique ô combien apaisante, ondulante, envoûtante. Et si vous cherchez l’explication, pas besoin d’aller très loin. En iranien, Zira, ça veut dire " parce que ", vous disent en ch ?ur les musiciens de ce trio pas comme les autres. " Et quand on nous demande pourquoi on s’appelle Zira ", précisent-ils encore, " c’est parce qu’on préfère la musique de Charles Mingus au coca-cola, parce que le métissage culturel reste, selon nous, la clé de l’émotion, parce que nos clarinettes se font l’écho du zarb pour marteler l’espace et colorer les thèmes. C’est ainsi que notre répertoire se balade entre compositions personnelles et d’autres, inspirées de Tchicaï, Levallet, Bojan Z ? "
Il faut dire aussi que chacun de ces trois musiciens nés sous le double signe du soleil et de la danse des notes a un sacré passé déjà. Fabrice Rougier, clarinettiste et compositeur, participe à la vie musicale toulousaine depuis 1984 : il a ainsi joué avec l’Orphétéon, la Compagnie Messieurs Mesdames, le groupe La Talvera et fait quelques incursions dans les domaines du théâtre et du conte (Théâtre de la Croix Blanche, Didier Kowarsky). Soheil Nourian, né à Téhéran en 1956, arrive en France en 1976, a travaillé avec le maître du zarb Djamid Chemirani. Et Isabelle Cirla, clarinettiste et saxophoniste, n’en finit pas de multiplier les rencontres pour en garder le meilleur, que ce soit dans le milieu du théâtre (Théâtre 2 l’Acte), de la danse (Compagnie Hélène Viscose), du cirque, du jazz (Fractal, l’Orphétéon, la Compagnie Messieurs Mesdames), de la musique électroacoustique (GMEA d’Albi), des musiques improviseés (Crok).
Zira, aujourd’hui, vient présenter son nouveau CD au public. Des " Larmes de crocodile " qui coulent, limpides, entres autres titres évocateurs de leur source d’inspiration, sur des sons d’une rare élégance. Avec quelques brillants élans de hardiesse parfois (" Bamba Jolifanti ") qui nous font voir que la musique de Zira est bien plus qu’une simple association d’instrumentistes et d’instruments performants. Elle sait aussi se teinter d’innombrables nuances. Et inviter ainsi, avec beaucoup d’intelligence, l’auditeur à s’épanouir.
Bernard Lescure

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